Cet exercice d’initiation à la lecture présente les consonnes « C », « G », « H », « K », « Q », « S », « W » et « X » dans des mots comme gala, giga, quota etc.

(Explications pour les enseignants sous la vidéo.) 
 

 
Pour les enseignants de Français Langue Étrangère

Après les 12 consonnes faciles à lire (celles qui ont toujours la même lecture), voici les 8 autres consonnes graphiques du français. Elles sont moins faciles à lire car elles ont plusieurs lectures (par exemple « C » se lit [s] ou [k]), ou ont d’autres caractéristiques dont je vais parler ci-dessous.

Voici les consonnes présentées :

« C » : qui a deux lectures différentes en fonction de la voyelle qui suit. (exemples : café, cité)

« G » : raison identique (NB. Le seul mot de type CVCV commençant par « gu » est Gugé. Mais l’essentiel est de pouvoir lire ce mot et non de savoir ce que c’est. (exemple : giga)

« H » : consonne muette en français. J’évoque la différence entre le « H muet » et le « H aspiré » avec une astérisque devant les mots ayant un « H aspiré », mais il est trop tôt pour multiplier les exemples et donner des règles. Les étudiants doivent avant tout comprendre que le « H » français ne se prononce pas. (exemples : *halo, hélé)

« K » : consonne très rare dans les mots français. (Exemple : képi)

« Q » : est toujours lié à la voyelle « U » au début et à l’intérieur des mots. (seul exemple de mot de structure CVCV : quota)

« S » : pas de difficulté en début de mot, puisqu’il est toujours prononcé [s], mais S isolé se prononce [z] entre deux voyelles. (exemples : salé, subi)

« W » : extrêmement rare dans les mots français. Le mot wagon, comprenant une voyelle nasale, sera présenté plus tard. (seul exemple de mot CVCV : wali)

« X » plusieurs prononciations. À ce stade de cette initiation, je ne peux présenter que le début de deux mots (zéno- et xylo-) dont les deux prononciations [ks] et [gz] sont admises. Je reviendrai plus tard sur des mots tels que dix [s], taxi [ks] et examen [gz].

Comme dans toutes les vidéos consacrées à la lecture que je présente ici, j’essaie de suivre une progression rigoureuse, ayant à l’esprit les personnes qui ne sont absolument pas habituées à l’écriture alphabétique (même si dans les pays comme le Japon, la Chine ou la Corée, les écoliers apprennent très jeunes l’alphabet utilisé en anglais). Avec cette troisième vidéo, il n’y a aucun « E muets », aucun « E sans accent » prononcé [È], aucune voyelle accentuée (à l’exception du « É »), aucun digramme vocalique (« AI », « OU »), aucune voyelle nasale (« AN », « ON ») , aucune consonne double (« MM », « TT »), aucun digramme consonantique (« CH », « PH »), et aucune consonne muette (à part le « H »).